Le pont moyenâgeux de Romagnano Sesia
À 5 km à peine de Ghemme se trouve la localité de Romagnano Sesia, qui existait déjà sous les Romains et devint un fief des Marchesi di Romagnano en l’an 1000.
Ce village devint prospère sous la domination des Visconti et obtint son autonomie au 18ème siècle. Aujourd’hui, c’est à la production et vente directe de cachemires de qualité que Romagnano Sesia doit sa réputation.
Les vestiges d’un pont moyenâgeux détruit en 1223 et qui permettait de traverser le fleuve Sesia méritent un détour : des 60 arches d’origine (bâties avec des pierres du fleuve), seules trois ont été conservées et on peut les voir dans un parc à distance du fleuve qui fut détourné en 1655 pour protéger le village d’éventuelles inondations. Les trois arches ont été surnommées par les gens du pays Portes du péché ou Portes du diable ; leur âge reste incertain et leus historiens hésitent entre la période romaine (voire encore plus tôt) ou bien le 12ème siècle. On suppose que sa construction fut ordonnée par la cité de Novara.
Sarcophage, colonne votive de l’époque romaine et tour de garde du Podestat
L’église paroissiale Santissima Annunziata e di San Silvano fut remaniée à maintes reprises avant de trouver son aspect définitif en 1856. On peut y admirer deux objets liturgiques d’exception : un sarcophage du 5ème siècle utilisé comme autel et la souche d’une colonne votive datant du 2ème - 3ème siècle. N’oublions pas non plus un magnifique tableau de Macrino d’Alba et deux œuvres de Bernardino Lanino (16ème siècle).
La Tour de garde du Podestat, qui se trouve au cœur du village, date vraisemblablement de 1466. C’est d’ailleurs tout ce qui reste de ses fortifications rectangulaires à partir desquelles se développa le centre historique du village de Romagnano Sesia. C’était la résidence des Marchesi Romagnano, une famille qui arriva en Italie à la suite des Carolingiens et prit pour nom le patronyme de la localité. Plus tard, la tour entra en possession du podestat de la cité.